RENCONTREZ...KIM GAUCHER

Cette série vous permet de connaître les hommes et femmes de nos équipes nationales. Cette rencontre implique Kim Gaucher (nom de jeune fille Smith), natif de Mission, BC.


Canada Basketball (CB): Vous jouez dans l'équipe du Canada depuis 2001. Ça fait 13 étés en tout. Qu'est-ce que ça représente de jouer pour son pays?

Kim Gaucher (KG): C'est vraiment le plus grand des honneurs. J'ai joué au basketball à beaucoup de niveaux différents, mais rien ne m'a jamais rendue si fière ni procuré autant de joie que d'entendre l’hymne national avant le coup d'envoi.   


CB: L'année 2013 a été fantastique pour l'équipe. Vous avez fini avec une médaille d'argent du championnat FIBA Americas et vous vous êtes sélectionnées pour la coupe du monde FIBA. Quelle est votre meilleur souvenir de l'été passé? Y a-t-il un match ou un moment qui vous a particulièrement marqué?

KG: Mes meilleurs souvenirs de fin d'été ne sont pas vraiment en rapport avec le basketball. J'aime simplement la routine, si on peut dire : jouer au basketball et passer du temps avec quelques une de mes meilleurs amis.  

Gagner une médaille d'argent cette année était un peu doux-amer. Pour les deux derniers championnats du monde, et pour les Jeux Olympiques aussi d’ailleurs, nous nous sommes qualifiées de justesse avec de matches qu'il fallait absolument gagner. On apprécie beaucoup plus la cérémonie de remise des médailles quand on ne vient pas de perdre un match. Même si je sais que c'est un meilleur résultat que lors des années précédentes, je ne peux pas m'empêcher d'y penser et d'être contrariée par notre jeu pendant cette finale. Cela me motive dans mes entraînements et j'espère que c'est la même chose pour mes coéquipières.  

  

CB: En 2012, avec l'équipe canadienne, vous avez participé aux Jeux olympiques de Londres, ce qui est une expérience vraiment unique. On entend souvent parler de la distraction pendant les Jeux. Comment avez-vous géré cela? Comment reste-t-on concentré dans ce type de situations?

KG: Je ne me suis pas sentie distraite une seule fois pendant les Jeux. Même s'il se passait beaucoup de choses : les matchs, les entraînements et la préparation se passaient comme pour n'importe quel tournoi. Je pense que ça m'a aidé d'être dans une équipe. Nous étions toujours ensemble dans les même bâtiments et nous avons réussi  tout  au long à rester responsables!  

  

CB: Avez-vous regardé les Jeux olympiques de Sochi? Après avoir participé vous-même à des olympiades, les regardez-vous d'un œil différent? 

KG: J'adore les Jeux olympiques. Je suis vraiment excitée quand je regarde d'autres athlètes réaliser leurs rêves. Je pense qu'il est impossible de ne pas les regarder d'une façon différente. Ça  m'a tant rappelé Londres.  

 

CB: Cet été, à la fin d'août, l'équipe canadienne participera aux championnats du monde pour femmes de la FIBA en Turquie, alors que vous étiez au Mexique l'année dernière. Comment s'habitue-t-on à ces environnements, ces cultures et cette nourriture différentes?

KG: Voyager est un des  meilleurs  avantages de mon travail. J'aime en apprendre plus sur les nouvelles cultures et essayer de parler d'autres langues. S'habituer à  la nourriture est difficile dans certains pays, comme la Chine, mais Basketball Canada travaille fort pour nous aider à donner le meilleur de nous-mêmes. L'année dernière, au Mexique, nos entraîneurs et nos physios allaient souvent au marché pour nous acheter des fruits et des légumes, ainsi que du gruau, un de nos aliments favoris.   

 

CB: Vous êtes une des joueuses les plus expérimentées et vous avez un rôle de leader dans l'équipe canadienne. Qui sont les meneurs qui vous ont inspiré dans votre carrière d'athlète? Y a-t-il eu beaucoup de personnes qui vous ont servi de modèle?  

KG: J'ai eu la chance de travailler avec d'excellents leaders. Bruce Langford, Elaine Elliott et Allison McNeill ont été d'excellents entraîneurs grâce à qui j'ai appris des leçons essentielles. Autres que mes entraîneurs, ma sœur aînée Michelle Smith a toujours été un de mes plus importants modèles depuis l'enfance. Teresa Gabrielle est mon dernier modèle. Je l'admire depuis ma 9e année d'école à Heritage Park.  

 

CB: Avez-vous des rituels d'avant match? Des superstitions?

KG: Je trouve les rituels d'avant match si ennuyeux. Je mange, je fais la sieste et je prends des douches. Rien d'extraordinaire.

 

CB: Quels conseils avez-vous pour les jeunes canadiens qui veulent progresser au baskeball et devenir des joueurs d'élite comme vous?

KG: Il faut aimer ce qu'on fait! Devenir joueur d'une équipe nationale est difficile. À l'école secondaire, j'allais tous les jours au gymnase m'entraîner au tir au panier avant le début des cours. Aujourd'hui encore, j'arrive en avance aux entraînements ou je reste un peu après pour faire des tirs supplémentaires. Pour devenir joueur de haut niveau, il faut être prêt à travailler fort, mais c'est moins difficile quand on est passionné.