RENCONTRE AVEC LIZANNE MURPHY

Cette série vous permet d'en apprendre davantage sur les hommes et les femmes de nos programmes d'équipes nationales. Aujourd'hui, nous rencontrons Lizanne Murphy, originaire de Beaconsfield, Québec, qui joue actuellement pour le club français d'Angers.


Canada Basketball (CB) : Vous jouez dans l'équipe du Canada depuis 2005. Qu'est-ce que ça représente de jouer pour son pays?

Lizanne Murphy (LM) : J'adore jouer pour le Canada; il n'y a pas de sentiment plus fort que de représenter notre beau pays à l'international. À chaque match, quand on forme une ligne en se tenant par les bras en écoutant l'hymne national, ça me motive tellement et c'est si émouvant à la fois. 

CB : L'année 2013 a été fantastique pour l'équipe. Vous avez fini avec une médaille d'argent du championnat FIBA Americas et vous vous êtes sélectionnées pour la coupe du monde FIBA. Quelle est votre meilleur souvenir de l'été passé? Y a-t-il un match ou un moment qui vous a particulièrement marqué?

LM : Tous mes meilleurs souvenirs avec l'équipe du Canada viennent de nos parcours en tant qu'équipe. C'est très particulier de voir ce gros groupe d'entraînement quand on commence en mai et de le voir prendre forme pendant l'été, sur le terrain comme en dehors. Cet été a été excellent, mais aussi un peu doux-amer pour l'équipe canadienne; nous voulions toutes remporter l'or au championnat FIBA Americas. Bien que je sois contente qu'on se soit qualifiées pour les championnats du monde, avoir perdu en finale me laisse un peu amère; je pense que ça nous motivera vraiment pour les championnats du monde. 

CB : Vous connaissez une année excellente dans votre équipe française d'Angers, avec 16,7 points par match, ce qui est impressionnant. Vous êtes une des joueuses les plus expérimentées et l'équipe se tourne vers vous quand elle a besoin de leadership. Aimez-vous être une meneuse et un modèle? Aimez-vous donner des conseils aux joueuses plus jeunes? Si oui, quel type de conseils leur donnez-vous?

LM : En tant que personne et en tant que joueuse, j'ai toujours beaucoup parlé, alors pour moi, parler sur le terrain, c'est très naturel. Au fil des années dans l'équipe, j'ai eu la chance de jouer avec (et pour) des joueuses et des meneurs incroyables, alors j'essaie de faire profiter les joueuses moins expérimentées de ce que j'ai appris pendant tout ce temps. Les leçons les plus importantes que j'ai apprises, c'est qu'il faut prendre grand soin de son corps pour avoir une longue carrière et qu'il faut travailler très très fort pour réaliser ses rêves. Il faut être prêt à en faire plus que toutes les autres pour connaître le succès. 

CB : L'année dernière, vous avez joué pour Aix-en-Provence avec une coéquipière de l'ÉNFS, Shona Thorburn, et cette année Shona et Miranda Ayim jouent dans la ligue française. Vous vous croisez donc de temps en temps. Est-ce que c'est un moment fort quand on rencontre d'autres canadiennes dans des équipes à l'étranger?

LM : C'est vraiment quelque chose de GÉNIAL de jouer avec une de ses amies, encore plus quand c'est une coéquipière de l'équipe canadienne. Quelques-unes de mes meilleures amies sont dans l'équipe nationale et je les considère comme des sœurs. Quand on est aussi loin de son pays et de tous ceux qu'on aime, c'est vraiment super d'avoir une bonne amie avec soi tous les jours! C'est presque aussi bien que d'avoir sa famille avec soi.

CB : En dehors du basketball, qu'est ce que vous attendez avec impatience cette année? Avez-vous des hobbies, ou d'autres intérêts ou activités?

LM : En dehors du basketball, ce que j'aime vraiment, c'est passer du temps avec ma famille et les gens que j'aime. J'ai un filleul et une filleule, Khalil et Amerie, avec qui j'ai hâte de passer du temps. J'aime aussi les regarder grandir. (Amerie est la fille de l'ancienne joueuse de l'équipe nationale Kaela Yuen [Chapdelaine].) 

CB : Avez-vous des rituels d'avant-match?

LM : J'essaie de ne pas être trop superstitieuse, mais j'aime manger assez tôt avant un match, puis écouter de la musique. Et je porte toujours une de mes paires de bas montants blancs pour les matchs!

CB : Quels conseils avez-vous pour les jeunes canadiens qui veulent aller de l'avant au baskeball et devenir des joueurs d'élite comme vous?

LM : Ma réponse est assez simple, mais difficile en même temps. Il faut être prêt à travailler très fort et à y passer plus de temps que quiconque. À chaque fois que je n'ai pas envie de m'entraîner ou d'améliorer mon jeu, je me dis qu'il y a quelque part quelqu'un qui devient meilleur que moi et qui risque de réaliser mes rêves. Si on a l'esprit de compétition et la passion, on y arrive. Tout le rêve en grand, mais en étant prêt à se battre bec et ongles, et à faire absolument tout le nécessaire, vous réaliserez votre rêve, et quand vous le réaliserez, ce sera un moment incroyable! 

CB : Et enfin, la question « bonus » vu que nous sommes en période de March Madness. Quelles sont tes prédictions? Qui aimerais tu voir dans le Final Four?

LM : Mon approche en «stratégie bracketologie » est la suivante :  Pour faire mes choix, d’abord je regarde si mes amis ont joué ou étaient entraineurs à cette école ou s’il y a des canadiens dans l’equipe, je choisis ces equipes en premières. Si aucun de ces criteres ne s’appliquent, je prefere toujours choisir le underdog! Pour moi cette annee je vois Michigan State, Louisville, Kansas et Arizona dans le Final Four.

Pour le tournoi femmes, je soutien Natalie Achonwa son equipe de Notre Dame pour la victoire! Et j’espère que toutes les filles que j’ai rencontré dans le programme d’entraînement nationale font, elles aussi, un bon tournoi.