NIRRA FIELDS – LA PRINCESSE DE BELAIR

 

(Photo:FIBA)

 

 

 

Emerson Thomas ne s’impressionne pas facilement. Vous pouvez imaginer la surprise de Dwight Walton lorsqu’il a reçu, un bel après-midi, un appel de son ex-coéquipier avec Équipe Canada. Emerson Thomas s’exclame : « Dwight, je viens de voir la meilleure joueuse de basketball de ma vie. » Narra Fields, qui est en 7e année et n’a pas encore 13 ans, était la seule fille sur un plancher plein de garçons plus âgés dans un gymnase à LaSalle, un arrondissement de Montréal. Et elle était dominante. Dribblant derrière le dos, se glissant dans la zone réservée comme une ambulance dans la circulation d’heure de pointe, acceptant les contacts et terminant facilement son jeu au panier, il était évident que Narra Fields était une joueuse spéciale. « À 12 ans, elle faisait des gestes que tu ne peux enseigner », affirme Dwight Walton. Élevée par une mère monoparentale et la cadette de plusieurs frères, Narra Fields était habituée à la compétition. Elle a même joué au champ arrière de l’équipe de football masculine de son école élémentaire, ceci à l’âge de 11 ans. « Elle possède une forte personnalité, comme cela se doit », ajoute Dwight Walton. « C’est ce qui l’a menée où elle en est aujourd’hui. »


 

En fait, elle se retrouve aussi loin que possible d’une ligue récréative de Montréal car elle vit à la résidence de la famille de l’entraîneur-chef des Lakers de Los Angeles, Mike Brown, au soleil de la Californie et complète sa dernière saison à l’école secondaire Mater Dei à Santa Anna. Classée au troisième rang des gardes aux États-Unis, elle est l’étoile montante du programme féminin du Canada. Narra Fields pourrait être la joueuse la plus talentueuse à être développée au Canada. Plus tôt cette année, elle a refusé des offres de bourses de Michigan State, Louisville et l’Université du Connecticut pour finalement s’engager envers UCLA où la garde et meneuse de jeu de 5’9’’ devrait faire ses débuts à l’automne avec les Bruins. Que Narra Fields excelle aux plus hauts niveaux ne cause aucune surprise parmi ceux qui l’ont vu jouer. Mais personne n’aurait pu prévoir son cheminement pour y parvenir : cinq écoles, quatre villes et trois tuteurs en quatre ans. C’est une route bien connue des jeunes garçons canadiens qui tentent de percer dans la NCAA, sauf pour le fait ‘de vivre chez un entraîneur de la NBA’, mais c’est une route rarement empruntée par très peu de filles. Non pas que ce devrait être une surprise, mais en ce qui concerne le basketball, Narra Fields n’est pas comme les autres filles. Elle est meilleure.


Pour lire l’article complet écrit pas Dave Zarum du ‘Sportsnet Magazine’, cliquez ici.