CONNECTIONS FAMILIALES – L’HISTOIRE INCROYABLE DU SIC PAR JOSEPH SCANLON

 Joseph Scanlon est professeur émérite et directeur de l’Unité de recherches en communications d’urgence à l’Université Carleton. Il effectue des recherches lors de désastres depuis 1970. Il a déjà été journaliste – pour le compte du Toronto Star à Ottawa et Washington – et écrit à propos du basketball pour son plaisir. Son amour du sport lui a été transmis par sa mère, Edna Coulter qui a joué au sein d’une équipe de basketball qui n’a jamais perdu un match. Son école secondaire était située à Almonte, la ville de naissance de James Naismith, le créateur du basketball.

 

 En 1980, l’Université de Victoria a vaincu Brandon pour remporter son premier championnat du Sport interuniversitaire canadien (SIC). Les Vikes ont gagnée de nouveau l’année suivante, puis l’année suivante, pour éventuellement s’approprier sept titres nationaux de suite, un record.

Eli Pasquale a joué au sein de cinq de ces sept équipes. Lloyd Scrubb y a été pour trois ans. Pasquale a aussi passé 15 ans comme meneur de jeu au sein de l’équipe nationale alors que Scrubb est devenu entraîneur au Collège de Victoria.

Le frère d’Eli, Vito, a aussi joué à Victoria et maintenant, deux des fils d’Eli, Manny et Isiah, sont les meilleurs marqueurs à l’Université Laurentienne. Lorsqu’en santé, Manny marque 30 point et plus par match, soit autant que tout autre joueur du SIC. Les deux fils de Lloyd Scrubb, Philip et Thomas qu’il a d’ailleurs dirigés au secondaire, jouent avec l’équipe la mieux classée au Canada, les Ravens de Carleton. En mars dernier à Halifax, Carleton remportait son septième titre en neuf ans et, ce faisant, permettait à Philip et Thomas Scrubb de devenir champions di SIC comme leur père Lloyd.

Les jeunes Scrubb aimaient à jouer à deux contre deux face à leurs parents puisque leur mère Diane (Murphy) a joué au basketball aux universités Bishop’s et Colombie-Britannique en plus l’équipe provinciale du Québec. Une de ses coéquipières avec Équipe Québec étant Linda MacPherson qui a joué à Bishop’s et Concordia. Linda a uni sa destinée à Chris Hunter qui a lui-même joué au Collège MacDonald et à l’Université McMaster et les deux ont été entraîneurs à l’Université McGill. Leur fils Tom en est à sa deuxième saison à l’Université Bishop’s où il est le meilleur marqueur avec une moyenne de 14,7 points par match. Le frère de Chris, Ian a joué à Concordia.

Deux autres coéquipières d’Équipe Québec ont été les sœurs Janet et Hylland. Janet a joué à joué tant  qui a joué tant à Bishop’s qu’à l’Université Concordia.  Sa sœur Sue n’a joué qu’à Concordia. Le mari de Sue, Larry Ring a joué au football à Bishop’s et entraîné à l’Université d’Ottawa. Leur fils Scott Ring joue présentement à Bishop’s après un an à Carleton. Leur fille Kellie est une recrue avec les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa.

Denise Dignard qui a joué à Bishop’s était coéquipière d’Équipe Québec avec Deb Huband. Les deux ont éventuellement joué au sein de l’équipe nationale féminine. Denise Dignard est actuellement la gérante de la haute performance à Canada Basketball. La sœur de Denise, Lisa Dignard a aussi joué à Bishop’s et sa fille Liane Bailey est présentement à l’Université de Toronto.

L’autre coéquipière du Québec est Deb Huband qui est maintenant entraîneure-chef des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique. Deb Huband, qui a joué un an à Concordia et trois à Bishop’s, a été désignée ‘All-Canadian’ à trois occasions et intronisée dans plusieurs temples de la renommée dont Bishop’s, Concordia, Nepean et de l’Ontario et même celui de la Colombie-Britannique au ‘touch football’. À titre d’entraîneure, elle a mené l’UCB à trois championnats du SIC en 2003-04, 2005-06 et 2007-08. Deb Huband n’a pas été la première basketteuse de la famille car son père a joué avec Queen’s alors que cette université faisait partie d’une ligue de quatre équipes en compagnie de Western, Toronto et McGill.

Un autre membre de cette remarquable Équipe du Québec a été Annette Kiss. Elle a joué à McGill et a uni sa destinée à Rick Rusk lui-même un basketteur à McGill dont le frère jouait à York. La fille d’Annette et Rick, Alexandria Kiss-Rusk, s’est engagée envers l’Université Virginia Tech pour la prochaine saison. Alexandria a joué au sein de l’équipe des moins de 16 ans ainsi que pour l’équipe du Canada aux Jeux Panaméricains.

Linda et Chris Hunter n’ont pas été la seule combinaison s’entraîneurs mari/épouse. Dick Slipp, entraîneur adjoint à l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) a rejoint son épouse Joyce qui dirigeait l’équipe féminine. Leur fils Tyler les a rejoints au poste d’adjoint avant de déménager à Waterloo où il en est à sa quatrième année à titre d’entraîneur de l’équipe féminine. Tyler a aussi passé une saison à Simon-Fraser comme assistant lorsque cette équipe était classée # 1 au Canada.

Pasquale et ses files, Scrubb et ses fils et plusieurs autres sont parmi une multitude de familles au basketball canadien pour qui il s’agissait d’une affaire de famille. Il n’y a pas que des joueurs et entraîneurs: lorsque l’Université de Victoria a gagné son septième championnat consécutif – joué à l’Université Acadia – les officiels étaient Dick Steeves et Ron Foxcroft. Ce dernier et son fils Steve ont officié plus de 20 championnats universitaires.

Bien que personne ne compile les connections familiales, une recherche dans le domaine du basketball menée par Dale Stevens de l’Université McMaster a résulté en de nombreux courriels révélant plus de 100 exemples (et ce nombre augments constamment) de frères et sœurs ayant joué ensemble ainsi que plusieurs autres implications familiales. Il y a même eu deux demi-frères, Jake Jacoway et Josh Masters, à l’Université de Brandon. Et au cas où quelqu’un porte attention à la liste, ce n’est pas une erreur typographique : Bill et Walt Lozynsky ont tous deux joué à Waterloo, ont changé d’institution pour se retrouver à Windsor.

Mais ces connections ne se limitent pas aux frères et sœurs. Dans 10 cas, trois membres d’une même famille ont joué au basketball, quelques fois trois frères, quelques fois trois sœurs et quelques fois un mélange de frères et sœurs. À deux occasions, quatre enfants ont joué en même temps au sein de la même équipe. Plusieurs dizaines de cas indiquent qu’un père ou une mère et un frère ou une sœur ont tous deux joué et six cas où le père a dirigé son fils ou sa fille. Trois fois, il est arrivé qu’un parent, un fils et une fille aient tous joué. Six ensembles de jumeaux ont été retrouvés. Carleton a connu 15 ensembles de frères, mais l’Université Memorial a accueilli 18 groupes des frères et sœurs dont les trois frères Buckle, les trois frères Campbell, les trois frères Woods et les trois sœurs Dalton.

 

 

D’autres frères

 

Incidemment, les frères Pasquale n’ont pas été la seule combinaison de frères au sein des équipes championnes à Victoria. Il y a eu les Gerald et Greg Kazanowski et un troisième frère, Peter, qui a joué avec l’équipe de deuxième plan. Gerald et Greg ont joué avec Eli et Vito et Gerald a été coéquipier d’Eli Pasquale avec l’équipe nationale et plus tard, au niveau professionnel en Europe. Un quatrième frère, Richard, a joué à Simon-Fraser et plus tard à Carleton. Aux deux endroits, il a été dirigé par Greg Poole, un ex-joueur à Western, qui était adjoint à Simon-Fraser et entraîneur-chef à Carleton. L’université de Victoria a aussi connu sa combinaison père-fils. Rene Dolcetti a joué sous l’entraîneur Ken Shields à l’Université  Laurentienne puis a accompagné son entraîneur lors qu’il est passé à Victoria. Plus tard, le fils de Rene, Marco Dolcetti a joué à Victoria.

À l’Université Laurentienne, les fils d’Eli Pasquale sont dirigés par Shawn Swords, ceux de Scrubb le sont par Dave Smart, deux autres personnes avec une longue histoire en basketball.

Shawn Swords à joué à l’Université Laurentienne comme son épouse Shelley Dewar et sa sœur Carolyn qui a été membre de deux équipes championnes nationales. Une autre sœur, Janet, a joué à McGill. Leur père, Martin Swords, a joué à l’Université d’Ottawa. Les frères Dave et Rob Smart ont joué à l’Université Queen’s. Rob est devenu entraîneur à Queen’s alors que Dave est entraîneur à Carleton. Les équipes de Dave Smart ont accueilli deux des fils de son frère, Rob jr et Mike ainsi que deux des fils de sa sœur, Aaron et Ben Doornekamp. (Un autre frère, Nate Doornekamp a joué à Boston College.) Smart a épousé Emily Chapman dont les frères Luke et Aaron ont aussi joué à Carleton. Ses entraîneurs adjoints incluent Rob jr et Shawn McCleery. Ce dernier a joué à Carleton de même que son frère Kevin. Leur père Colin McCleery a joué à Queen’s en tant que coéquipier de Rob Smart père. Pendant que Shawn et Kevin McCleery jouaient sous Dave Smart à Carleton, leur frère Kyle jouait sous Rob Smart à Queen’s. L’adjoint de Dave, Rob fils entraînait face à son père, Rob sr.

Ce n’était pas la seule fois où des joueurs ont joué l’un contre l’autre. En 2005, lorsque l’Université du Nouveau-Brunswick a fait face à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, Jeff Walker jouait sa dernière saison à l’UÎPÉ, son frère Bill faisait ses débuts à la même université alors que leur frère Greg complétait sa troisième campagne à l’UNB. Leur père Don était un officiel du SIC.

La présente édition de l’équipe masculine de Carleton inclut Elliot Thompson dont les frères aînés Doug et Joe jouaient à l’UNB; Kyle Smendziuk alors que son frère a joué une saison à Bishop’s; et Tyson Hinz, athlète de l’année au SIC (non seulement au basketball) l’an dernier. Tyson est le fils de Willie et Sue Hinz qui se sont rencontrés à l’école secondaire et se sont impliqués au programme de développement junior en basketball à Ottawa. Les deux ont joué à McGill où Willie est devenu un boursier Rhodes et, jusqu’à récemment, le meilleur pointeur de l’histoire de McGill. (Il a joué durant quatre ans, à l’époque où le panier de trois points n’existait pas.) Le père de Sue, Boyd a grandi en jouant au basketball à Terre-neuve, bien qu’il n’ait pas joué à l’université.

Un autre lien familial à Carleton est représenté par Stuart Turnbull qui joue au niveau professionnel en Allemagne. Son père avait joué à Queen’s durant une saison, a arbitré durant six ans et entraîné durant 28 ans. Il a fondé le club Kingston Magic qui a remporté plusieurs championnats de l’Ontario. Il a aussi entraîné à Ernestown où il aidé à développer des joueurs tels que les frères Doornekamp et les frères Smart. Sa fille Taryn a fait partie d’Équipe Ontario durant quatre ans et de l’équipe national féminine junior durant une saison avant de se rendre aux États-Unis à l’Université Tulane. Elle joue professionnellement en Allemagne depuis quatre ans. Son mari John joue au hockey pour l’équipe nationale allemande depuis quatre ans dont les Jeux Olympiques de 2010.

 

 

La liste est sans fin

 

Les liens familiaux semblent infinis.

Ed Lawlor a joué à l’Université Saint. Dustan’s, précurseur de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard. Deux de ses fils, Peter et Stephen ont joué à l’UÎPÉ tout comme sa fille Cathy. Celle-ci a fait partie de l’équipe qui a remporté la médaille d’argent au championnat national féminin de 1989. Peter Lawlor a marié Stephanie Shive qui a aussi joué à l’UÎPÉ et Steve Lawlor a épousé Angela Large qui a joué à l’Université St. Francis-Xavier. Entre eux, Peter, Steven et Cathy ont cinq enfants impliqués dans le basketball bien qu’ils ne soient pas encore au niveau universitaire.

Jack Hool a joué à Assumption avant que l’institution ne devienne l’Université de Windsor où il a été meilleur marqueur. Intronisé au Temple de la Renommée de l’Université de Windsor, Jack Hool a enseigné et entraîné à l’école secondaire Assumption durant 40 ans. Son fils Hunt a été un joueur tout-étoile du sport universitaire de l’Ontario (OUA) et membre de deux équipes de l’OUA Ouest ayant participé aux championnats du CIS.

Deux familles en sont déjà à la troisième génération. Bill Coulthard a joué avec le Livingstons de Tillsonburg qui a représenté la Canada aux jeux Olympiques de 1952 et 1960. Son fils Chris a joué pour l’institution alors connue sous le nom de Waterloo Lutheran. Le deuxième fils de Bille Coulthard a joué brièvement à Buffalo puis a Windsor et, éventuellement est devenu membre de l’équipe nationale. Un autre fils, Davis à joué à l’Université York où il a été élu ‘All-Canadian’ à cinq occasions et gagné le trophée Mike Moser Memorial à titre du joueur le plus utile au Canada et couronné le tout par deux nominations d’athlète de l’année à l’Université York. Membre de la troisième génération, le fils de Chris à joué à Wilfred-Laurier alors que le fils de David, Will, y est présentement le meneur de jeu. La mère de Will, Terri Carson, a joué à McMaster.

Une autre famille de troisième génération implique la famille élargie Triano. Howie Triano à joué à Assumption, avec le Livingstons de Tillsonburg et a été le capitaine de l’équipe national aux Jeux Panaméricains de 1959. Il est le beau-père de Tom Heslip, un ‘All-Canadian’ à Guelph, et le grand-père de Brady Heslip, présentement de l’alignement débutant à l’Université Baylor avec une moyenne de 9,3 points par match. Heslip est le beau-frère de Jay Triano qui a joué à Simon-Fraser, joué au sein de l’équipe nationale de 1978 à 1988 dont les Olympiques de 1984 et 1998 et gagnant de la médaille d’or aux Jeux universitaires mondiaux à Edmonton. Par la suite, Jay Triano a été entraîneur à Simon-Fraser, est devenu l’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine qui a terminé au septième rang des Jeux de Sydney en 2000 pour ensuite devenir l’entraîneur-chef des Raptors de Toronto, le premier Canadien à devenir entraîneur-chef dans l’Association nationale de basketball (NBA).

Un autre membre du Livingston de Tillsonburg, Don McCrae qui avait joué à Windsor, était au sein de l’équipe lors des Jeux Olympiques de Rome puis est devenu entraîneur à Waterloo. Plus tard, sa fille Kate a joué à Waterloo. Au cours de son mandat d’entraîneur, Waterloo a accueilli les championnats nationaux trois années de suite. St. Mary’s a gagnée en 1972-73, Guelph a gagné en 1973-74 en remportant un match par un point et au autre en double prolongation et finalement, Waterloo a gagné sur son propre plancher en 1974-75. Le panier gagnant du match a été réussi par Phil Goggins dont le fils Justin a éventuellement joué à Windsor. Le pointage final du match : Waterloo 79 – Manitoba 79.

Le tournoi de 1973-74 a été mémorable du fait que McMaster a refusé l’invitation d’équipe cooptée et a été remplacé par Guelph. L’équipe de Guelph, menée par Bob Sharpe et entraînée par Garney Henley, l’ex footballeur étoile des Tiger Cats de Hamilton, a remporté le tournoi.

Le tournoi de 1975-75 a aussi été mémorable par les amateurs de Waterloo avait adopté une tradition de se taper les mains jusqu'à ce leur équipe marque le premier panier. Plusieurs milliers d’amateurs étaient réunis dans le gymnase et se sont levés pour taper des mains de façon rythmée. L’entraîneur du St. Mary’s Brian Heaney a décidé de tenter de récupérer la première mise en jeu et demander à son meneur, Mickey Fox, de retarder le jeu jusqu’à ce que la foule se fatigue. Au départ, les spectateurs ont continué à taper des mains, mais à mesure que les minutes s’écoulaient, ne savaient plus comment réagir. Bien que St. Mary’s ait tenté de contrôler le ballon, Waterloo a réussi à forcer des revirements et éventuellement mener 6-2 puis 8-2 et St. Mary’s a décidé de cesser de retarder le jeu. Waterloo a gagné le match 70-46. Ce geste a forcé la main des décideurs des règles de jeu : ils ont instauré le chronomètre de 30 secondes (maintenant à 24 secondes). Cette règle a été ramenée à 24 secondes lorsque le SIC a adopté les règles de jeu de la Fédération internationale de basketball (FIBA).

Nous avons aussi la famille Usnworth. Le père Art, qui avait joué avec les Huskies de la Saskatchewan, est devenu veuf alors que ses fils Clint et Chris étaient âgés respectivement de huit et sept ans. Les deux garçons ont commencé à jouer au basketball lorsque leur père a érigé un mini gymnase dans la grange sur le ranch à l’extérieur de Maple Creek. Art a donné un coup de main à titre d’entraîneur adjoint à Maple Creek lorsque ses fils ont atteint le premier niveau du secondaire. Par la suite, les garçons ont joué à Medecine Hat. Clint a rejoint l’équipe des Huskies qui a remporté le SIC en 2009-10. Chris a passé deux saisons à Calgary et a ainsi joué contre son frère pour ensuite transférer en Saskatchewan à temps pour rejoindre son frère sur l’équipe championne du SIC. Clint a complété ses études alors que Chris en est à sa dernière saison avec les Huskies. Leur père opère le ranch à temps plein, mais prend toujours des moments de liberté dans son horaire d’arbitre de basketball pour aller voir ses fils jouer.

À Carleton, nous retrouvons la famille Gorman - Dave and Tom Gorman ainsi que leur beau-frère, John Elliot, marié à leur sœur Patty. Dave Gorman, Tom Gorman et John Elliot ont joué à Carleton de même que les fils de John, Doug et Larry Elliot. Dave, Tom et Patty étaient les petits-enfants de T.P. Gorman, un fondateur de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui a gagné sept Coupes Stanley à titre d’entraîneur ou gérant, la dernière avec les Canadiens en 1946 et aussi propriétaire de l’Auditorium d’Ottawa et de la piste de course Connaught.

Il y a eu deux combinaisons de familles à Simon-Fraser avant que cette université commence à jouer contres des équipes américaines. Bruce Langford a été entraîneur et sa fille a joué à Simon-Fraser et le frère de Bruce, Peter était un officiel. Deux sœurs, Morgan et Brea McLaughlin ont joué un total de 10 ans avec l’équipe féminine de Simon-Fraser, mais jamais en tant que coéquipières. Brea a rejoint l’équipe l’année suivant la période d’admissibilité de cinq ans de Morgan.

 

 

La famille élargie Wydrzynski

 

La famille la plus impliquée est certes celle des Wydrzynski – et sa parenté.

Chris Wydrzynski à joué à l’Université de Windsor en 1968-69, soit la dernière année où Windsor a remporté le championnat national masculin, où il a été désigné le joueur le plus utile du championnat. (À ce moment, il s’agissait de l’Association sportive interuniversitaire du Canada.) Son fils Chet a été le suivant et son autre fils, Adam, s’est joint à l’équipe l’année suivant la graduation de Chet. Un cousin, Jim Dunlop, a été coéquipier des deux joueurs. Trois autres cousins – Conor, Greg et Rich Allin – ont aussi joué à Windsor tous en même temps. Un autre frère, Max Allin, joue présentement à Laurier. Deux autres cousins, Dan et John Comiskey, ont joué au football à Windsor et poursuivi leur carrière dans la Ligue canadienne de football. Finalement, nous retrouvons la sœur de Jim Dunlop, Katy, qui a joué quatre ans à l’Université de Détroit où elle a été la capitaine de l’équipe.

Ne retenez pas votre respiration! Présentement en 11e année, Luke Allin est considéré le plus grand et le plus talentueux du groupe et il n’est pas le seul de la troisième génération de basketteurs au secondaire. Michael Shoveller, 6’10’’, qui joue à Arnprior dans la vallée d’Ottawa, est le fils de Bruce Shoveller, une étoile de l’OUA alors qu’il jouait à Queen’s et Michael est le petit-fils de Rod Shoveller qui, à son époque, était considéré le meilleur arbitres dans les Maritimes. Le tournoi Rod Shoveller de l’Université Dalhousie a été nommé ainsi en sa mémoire.

Les frères Allin – Conor, Greg et Rich – sont l’un des nombreux trios de familles de basketteurs. Susan, Stephanie et Lorie Knickle ont joués pour l’UÎPÉ et aidé leur équipe à remporter la médaille d’argent au championnat national 1988-89. Leur père, un obstétricien, avait l’habitude d’apporter une cloche à vache aux matchs. La renommée de la cloche s’est élevée à un tel niveau qu’elle se trouve maintenant au Temple de la Renommée de la Fédération de l’agriculture de l’Île-du-Prince-Édouard.  Mike, Jennifer et Julie Sirois ont aussi joué à l’UÎPÉ tout comme Cathy, Peter et Steven Lawlor, ce dernier ayant aussi joué deux ans à l’UNB. Mark and David Mullally étaient à l’UÎPÉ alors que Dave était aussi à Dalhousie et le jeune frère Hugh à Dalhousie et Lakehead. Il y aussi eu Cynthia et Jessica Johnston ainsi que leur frère Tom à Bishop’s. Il y a aussi des groupes de trois à l’Université Memorial : Amy, Megan et Brittany Dalton; Eddie, Norm et Rod Campbell ainsi que Michael, Mark et Matthew Woods. Finalement, Chris, Lawrence et Roland Biegler ont joué ensemble au sein de l’équipe qui s’est rendu aux demi-finales nationales en 1988-89. Chris a été désigné ‘All-Canadian’ et a remporté le trophée Mike Moser. Pour cette saison, Regina ne comprenait que neuf joueurs, les frères Biegler format le tiers de l’équipe.

Pour ne pas être en reste, la famille Hann comptait quatre enfants, tous basketteurs. Brad et Norm Hann, deux ‘All-Canadian’, ont joué à l’Université Laurentienne. Une sœur, Stacey, a joué à la même université alors qu’une autre sœur, Shannon, a d’abord joué à Brandon et terminé sa carrière à l’Université Brock. Ce record est à la veille d’être remplacé : Les quatre sœurs Yallin, soit Andrea, Alex, Steph et Kris ont joué avec les Gryphons de Guelph. La cinquième de la famille, Kate Yallin, s’est engagée pour y jouer l’automne prochain.

 

 

 

Une autre famille de trois générations est celle des Sovran. Gino Sovran a joué pour le Collège Assumption avant qu’il ne devienne l’Université de Windsor. Son fils Jerry Sovran a joué à Windsor où il a été élu le joueur le plus utile et à une occasion, le meilleur joueur de la ligue interuniversitaire Ontario-Québec (OQUAA). Il a été sélectionne au sein de la deuxième équipe ‘All-Canadian’. Le fils de Jerry Sovran (petit-fils de Gino) a joué à Waterloo où il a été chois au sein de l’équipe des recrues étoiles de l’OUA Ouest, choisi au sein de la deuxième équipe d’étoiles et terminé sa carrière au troisième rang des marqueurs de trois points et troisième pour les lancers bloqués à Waterloo.


Bien que les troisièmes générations soient rares, les deuxièmes ne le sont pas.

Boris et Igor Bakovic sont nés à Sarajevo où leur père Pero et leur mère Marino ont joué au basketball. Igor a débuté son basketball à Sarajevo avant que la famille ne s’enfuie de la Bosnie en guerre, ceci à l’aide de la sœur de leur mère qui vivait déjà à Toronto. Les frères ont joué ensemble à l’Université Ryerson avant que Boris ne prenne une année sabbatique pour déménager à Calgary. Le 3 février 2012, Boris a réussi un panier de trois points qui portait son total en carrière à 2 199 points. Il éclipsait ainsi le record universitaire canadien de 2 182 points établi par Andrew Spagrud de la Saskatchewan.

La famille Bakovic n’est pas la seule à transporter la tradition du basketball européen au Canada. Le père de Dasa Farthing a joué au niveau universitaire puis a établi son propre club en Slovaquie, le Cassovia Kosice qui comprend toutes les catégories d’âge du mini basketball jusqu’au niveau élite. Son père est maintenant le vice-président de l’Association slovaque de basketball et sa sœur est entraîneure à temps plein pour l’équipe féminine de haut niveau et junior. L’an dernier, elle a remporté le championnat des écoles secondaires et s’est rendue en chine pour le championnat mondial des écoles secondaires. Dasa a immigré au Canada, tenté sa chance et obtenue une place au sein de l’équipe féminine de Carleton où elle a été nommée la joueuse défensive de l’année dans l’OUA Est.

À l’Université de Guelph, Larry Angus a été suivi par ses deux filles, Heather et Skye, et un fils, Zack qui en est à sa troisième saison avec les Gryphons. Heather est passé à l’équipe de Windsor qui a remporté le championnat du SIC en 2010-11. Stu Julius qui a été entraîneur à Lakehead puis Laurier est le près de Kyle Julius qui a joué à Guelph. Stu Julius a été élu l’entraîneur de l’année pour la saison 2002-03. Dans les Maritimes, Brian Chambers a été entraîneur de l’UÎPÉ durant plus de 20 ans et son épouse, Ann Robertson, a été admise au Temple de la Renommée du Nouveau-Brunswick à la suite de ses exploits en basketball et en athlétisme. La fille d’Ann et Brian, Eireann Rigby a été de l’équipe d’étoiles du sport universitaire de l’Atlantique. Une troisième génération de cette famille, Kiera Rigby, a obtenu un essai pour l’équipe nationale cadet.

La famille élargie des Laughton comprend six basketteurs. Bob Laughton jouait à Carleton lorsque l’équipe a remporté ses deux premiers championnats de conférence. Il est ensuite passé à Queen’s où il a été élu le joueur le plus utile. Son frère Barrie et l’épouse de ce dernier, Carol (Sanderson) ont aussi joué à Carleton. Le fils de Bob, Doug, à joué à Queen’s et aussi remporté le titre du joueur le plus utile. Le fils de Barrie et Carol, Jeff, et leur fille, Jenny, ont aussi joué à Queen’s. Jenny a été une étoile au Lisgar Collegiate à Ottawa où son père a enseigné. Un des coéquipiers de Bob Laughton au sein de ces deux équipes championnes a été George House. Son fils Geff a joué à Simon-Fraser et son fils Tony a joué au Manitoba.

Incidemment, Doug Laughton a terminé sa carrière au troisième rang des meilleurs marqueurs de Queen’s, derrière Mike Burleigh qui a marqué 1 053 points. Mike était l’un des trois frères Burleigh à Queen’s. Mike et son frère Dave ont joué tant au basketball qu’au football. Mark a joué au football où il a été élu recrue de l’année à Queen’s e plus d’être membre de l’équipe 1983 qui a perdu le matche de la Coupe Vanier. Leur père Bob Burleigh a aussi joué au basketball et au football à Queen’s et entraîné ses trois fils dans les deux même sports au cours de ca carrière de 30 ans à l’école secondaire Annandale de Tillsonburg. Bob Burleigh était un coéquipier de Bob Laughton et Lloyd Budgell. Leurs fils, Mike Burleigh, Doug Laughton et Bob Budgell sont devenus coéquipiers de basketball à Queen’s et les trois ont remporté les honneurs de joueur le plus utile et d’étoiles de l’OUA Est.

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