Photo Couresy of:

Canada basketball

Inspirant Chatham et le reste du monde, Bridget Carleton part en Espagne

Équipe Nationale Féminine

/

5/12/2022

TORONTO, Ont. (le 5 décembre 2022) - Après trois saisons en WNBA, jouer au basketball professionnel a toujours l’air d’un rêve pour Bridget Carleton.

« Je m’en rends compte par hasard, le mercredi soir par exemple quand je regarde la LNH et que je me dis, ‘Oh, je fais ça aussi,’ » a dit Carleton. « Moi aussi je joue au niveau professionnel. »

La joueuse de 25 ans originaire de Chatham en Ontario enfilera un nouveau chandail d’un club professionnel cette semaine. Carleton est partie pour l’Espagne vendredi dernier après avoir signé avec le club de Perfumerias Avenida à Salamanque en Espagne. Elle jouera en Liga Femenina de Baloncesto, la meilleure ligue féminine espagnole de basketball en Espagne.

Ce changement intervient après que Carleton a été élue dans le cinq majeur de la Coupe du monde féminine de basketball de la FIBA en septembre dernier en Australie, lors de laquelle l’équipe nationale senior féminine du Canada a terminé à la quatrième place, son meilleur résultat dans le tournoi depuis 1986.

« C’est assez dingue, je dois déjà me préparer à partir, à faire mes valises et à m’organiser, » a-t-elle dit. « Ma famille est très contente pour moi. L’Espagne est un pays dans lequel je suis déjà allée avec l’équipe nationale, mais je n’y ai pas encore joué professionnellement. Je suis très excitée à l’idée de retourner et de vivre en Espagne. J’ai entendu beaucoup de bonnes choses donc je suis très excitée et j’ai vraiment hâte de ne pas à avoir passer l’hiver au Canada. La neige ne va pas me manquer. Ne pas être ici va me manquer, mais pas la neige. »

Carleton a affiché une moyenne de 12,8 points, 5,3 rebonds, 2,0 passes décisives et 1,1 bloc par match en huit matchs avec le Canada dans la Coupe du monde. Selon elle, c’est son temps passé avec le Lynx du Minnesota aux côtés de la vétéran avec Équipe Canada Natalie Achonwa, qui l’a aidé a joué un rôle plus important pour le Canada pendant la Coupe du monde.

« Je suis déjà entourée par tellement de grandes joueuses et de grands leaders, » a dit Carleton. « J’ai eu la chance de passer les deux derniers étés à Minnesota avec Natalie, donc je suis très proche d’elle. Je connais son style de leadership. Je sais ce qu’elle veut de moi. C’est la capitaine de notre équipe. Pouvoir compter sur elle, apprendre d’elle et être à l’aise avec elle m’a également beaucoup aidé. Je suis très proche de Kia depuis longtemps donc toutes les trois, notre relation, notre dynamique, je crois m’ont aidé à avoir la confiance nécessaire pour le rôle que je joue actuellement au sein de cette équipe. »

Carleton a aussi parlé du soutien qu’elle a reçu de la part de l’entraîneur-chef d’Équipe Canada Víctor Lapeña.

« Il a eu beaucoup de confiance en moi, » a-t-elle dit. « La première fois qu’on s’est parlés au téléphone, il m’a expliqué ce qu’il attendait de moi. Il attendait beaucoup de moi et savoir qu’il avait confiance en moi m’a beaucoup aidé. Et je savais aussi que j’étais confiante par rapport à ce que je pouvais accomplir. Ça m’a beaucoup aidé. Toutes ces personnes qui sont à mes côtés. »

Un des défis que rencontrent les programmes des équipes nationales est le manque de temps dont dispose l’équipe quand elle ne participe pas à une compétition. Mais si Lapeña et ses joueuses n’ont pas pu passer beaucoup de temps ensemble pendant sa première année avec le programme, sa personnalité et son impact ont comblé le trou.

« C’est quelqu’un qui a beaucoup d’énergie, » a dit Carleton. « Je pense que c’est la meilleure manière de le décrire. Il attend beaucoup de nous, mais il instille aussi cette confiance en nous. Et nous prenons beaucoup de plaisir à jouer ensemble dans la salle parce que nous savons que nous ne pouvons pas passer beaucoup de temps ensemble quand on joue pour l’équipe nationale et cette énergie est contagieuse. Et c’est sincère. Je crois que c’est la chose la plus importante aussi. Il veut gagner à tout prix. Il veut que nous prenions du plaisir. Et il veut que nous soyons toutes la meilleure version de nous-mêmes. Et on le ressent quand il est là et qu’il nous parle pendant ses entrevues, quand il est avec le groupe avant les matches. »

Carleton est retournée chez elle après la Coupe du Monde pour passer du temps avec sa famille. Elle avait prévu d’attendre l’année prochaine pour réfléchir aux opportunités qu’elles avaient de jouer à l’étranger pendant la saison morte de WNBA, mais son excellente performance en Australie a fait que des équipes l’ont appelé plus rapidement qu’elle ne l’avait anticipé.

« Plusieurs équipes ont commencé à appeler et mon agent s’est mis au travail et ça a fini par une très belle opportunité, » a-t-elle dit. « Tout cela s’est passé très rapidement. C’est sûr que ma performance en Coupe du monde m’a aidé à faire parler de moi, et plus d’équipes ont appris à me connaître. Ça ne m’a pas fait de mal. »

Après trois saisons en WNBA, ainsi que trois saisons à l’étranger à son actif, Carleton continue de développer son jeu sur et en dehors du terrain.

« Je pense que la première chose qui me vient à l’esprit, c’est ma capacité à m’adapter, » a dit Carleton. « Je sais garder la tête sur les épaules, et même quand j’ai commencé à évoluer au niveau supérieur, quand j’ai commencé à jouer en WNBA et à jouer en Coupe du monde, à jouer de nombreuses minutes en Coupe du Monde, j’ai toujours su garder cette humilité et j’en suis très fière. Je le dois à ma famille et à la façon dont mes parents m’ont élevé, et à mon environnement et aux gens autour de moi, parce que c’est difficile de ne pas être trop dure envers soi-même, de rester confiante sans être trop confiante, quand on atteint ce niveau-là. Et devoir rester calme en tout temps. Je crois que c’est ça dont je suis la plus fière et c’est ce que j’ai appris à propos de moi ces dernières années. »

Carleton s’est toujours portée sur le futur plutôt que sur ce qu’elle a accompli, mais ces quelques mois passés à la maison lui ont permis de faire une pause et de réfléchir à tout ça. Quand elle ne regarde pas le sport à la télé à la maison avec sa famille, et se voit dans une pub diffusée fréquemment et portant le chandail de Canada Basketball, elle se promène dans son quartier où on lui rappelle quand vivant son rêve, elle encourage les autres à poursuivre le leur.

« Quand je suis au supermarché et que quelqu’un me reconnaît à Chatham et vient me parler, on me dit que je contribue à ma communauté en inspirant les petites filles qui jouent au basketball, » a dit Carleton. « Ce sont des moments vraiment précieux. »

De Chatham à Minnesota, d’Australie en Espagne, et ailleurs, l’impact de Carleton est resté.