Canada basketball

Miranda Ayim prête à mener Équipe Canada aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020

Équipe Nationale Féminine

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18/7/2021

Miranda Ayim est excitée. Moins d’une semaine avant ses troisièmes Jeux olympiques, la joueuse d’expérience de 33 ans de l’Équipe Nationale Senior Féminine compte les jours avant les Jeux de Tokyo.

Quand Équipe Canada a obtenu son billet pour Tokyo après avoir remporté ses trois parties lors du Tournoi de Qualification Olympique en Belgique en février 2020, personne n’aurait pu prédire ce qui allait se passer. Alors que la pandémie de coronavirus s’est propagée dans tous les pays, Ayim et ses coéquipières n’ont pu se retrouver que 16 mois après, au moment où elles ont enfin pu jouer ensemble pour continuer leur préparation pour les Jeux olympiques en personne.

« Nous avons attendu pendant pas mal de temps, » a dit Ayim. « Nous n’avons pas arrêté de nous entraîner et maintenant que nous sommes toutes ensemble, on sent enfin que nous sommes prêtes à passer à l’étape suivante. »

Après avoir passé du temps dans la ville hôte de Kariya au Japon, l’équipe est arrivée au bout de son voyage et est arrivée à Tokyo samedi dernier. Même si le Canada n’est pas la seule équipe à devoir faire face à des défis uniques pendant ces 16 derniers mois, Ayim a reconnu que la préparation à ses troisièmes Jeux olympiques est quelque chose que l’équipe n’avait jamais connu.

« Ça a demandé beaucoup de patience et beaucoup de diligence, » a-t-elle dit à propos de la gestion des défis rencontrés à cause de la pandémie. « C’était vraiment plus stressant que ce que nous avions anticipé. Mais je pense que les choses vont être plus rapides ici et nous avons hâte de débuter la compétition. Nous nous sommes préparées pour ça. »

Bien que l’équipe se soit préparée avec diligence pendant la majeure partie du mois dernier à Tampa en Floride avant de partir pour le Japon, -- en plus d’avoir participé à l’AmeriCup Féminin FIBA 2021 à Porto Rico mi-juin – la majeure partie de la préparation d’Équipe Canada ces 16 derniers mois s’est faite virtuellement.

Comme le reste du monde, Équipe Canada a passé beaucoup de temps sur Zoom et WhatsApp pour rester connecté aux quatre coins du monde. Entre les appels hebdomadaires, les chats de groupe de l’équipe et le mini camp d’entraînement virtuel en février, le programme a tiré profit au maximum du temps supplémentaire avant les Jeux olympiques, malgré la distance qui les séparait.

« Notre staff a fait un super travail pour nous impliquer avec des réunions toutes les semaines, » a dit Ayim. « Nous avons eu beaucoup d’appels ce qui nous a permis de rester en contact et je pense que ça nous a beaucoup aidé. »

De même, les efforts que les joueuses et les membres du personnel d’entraînement ont fourni ces dix dernières années pour construire le programme féminin ont beaucoup aidé. La continuité du groupe de joueuses ainsi que du personnel d’entraînement a payé des dividendes ces 16 derniers mois alors que le groupe a continué à se construire à distance.

« Je pense que la majeure partie du travail est venue de toutes les années qui se sont écoulées jusqu’à ce jour, nous avons cette fondation solide de joueuses loyales qui étaient déjà investies dans le programme, » a dit Ayim.

Beaucoup de choses ont changé pour Ayim depuis que l’équipe a joué ensemble en Belgique. Après avoir passé huit ans en tant que joueuse professionnelle en France, et les six dernières années avec Basket Landes, Ayim a annoncé en mars dernier qu’elle prendrait sa retraite de joueuse pro après les Jeux olympiques de Tokyo. Deux mois après l’annonce, Ayim a aidé Basket Landes à remporter le premier titre de champion de l’équipe en 13 ans.

Tout athlète sait que leur carrière ne dure pas pour toujours, mais connaître la date de fin avant le début des Jeux olympiques a permis à Ayim de mieux apprécier ce qu’elle et ses coéquipières ont accompli ces 12 dernières années avec le programme. Cela lui a aussi permis de cristalliser son objectif.

« Nous arrivons aux Jeux olympiques avec une excellente équipe et j’ai hâte de savoir ce que nous allons faire ici. Cette année a été merveilleuse pour moi, juste parce que je sais que ce sera ma dernière année, » a dit Ayim.

« J’ai vraiment apprécié chaque moment ainsi que les relations et les choses sur lesquelles je veux me concentrer. Être présente dans le moment. Ça semble un peu cliché, mais ça prend plus de poids quand on sait que ce seront les derniers moments que nous avons. »

Alors qu’Ayim va apprécier chaque instant, avec ses coéquipières Kim Gaucher et Natalie Achonwa qui ont participé aux Jeux olympiques trois fois, les jeunes coéquipières d’Ayim vont aussi tirer profit au maximum des connaissances en basketball et de la sagesse d’Ayim.

« Nous avons aussi beaucoup de jeunes joueuses dans l’équipe et qui sont mignonnes quand elles nous posent des questions sur notre expérience olympique. Elles nous demandent ‘ à quoi ça va ressembler ? ’, ‘ c’est comment ? ‘ » a dit Ayim avec un sourire. « Elles ont hâte de jouer et de contribuer au programme. Vous savez, notre équipe est forte grâce aux jeunes joueuses qui arrivent. »

Le leadership est quelque chose de naturel pour Ayim. Lorsqu’elle ne joue pas au basket, elle lit souvent ce qui l’intéresse, elle parle de motivation et de confiance aux jeunes, où elle est l’hôte de son podcast où elle parle des voix d’influence dans le sport, des affaires et de psychologie. Elle qui a l’habitude de résoudre les problèmes, Ayim est dans une quête constante de relations profondes, veut maximiser son développement personnel et améliorer les situations dans laquelle elle se trouve.

« J’adore jouer pour les équipes, surtout pendant une longue période de temps, parce que c’est comme ça qu’on peut vraiment avoir un impact sur le programme et planter des graines pour l’avenir, » a-t-elle dit. « C’est dans ma personnalité et c’est aussi mon désir de rester dans une équipe et de vraiment construire un programme et d’apprécier tout ce qu’un programme construit. Quand je pense à toutes ces joueuses qui étaient présentes avant que j’arrive, je crois que cet héritage est très important et a beaucoup de valeurs. »

Quand Ayim a participé à ses premiers Jeux olympiques en 2012, son expérience était de beaucoup de façons, unique. L’équipe s’est qualifiée pour les Jeux de Londres au tout dernier moment et la qualification était presque une surprise. Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de Rio 2016, on s’attendait à ce que l’équipe se qualifie et elle voulait prouver qu’elle méritait d’être là. Quatre ans plus tard (techniquement cinq à cause de la pandémie) et le Canada est arrivé à Tokyo en tant que tête de série numéro 4. Les objectifs que se sont fixés l’équipe sont presque devenus ce que tout le monde attend des joueuses, puisque l’équipe s’est constamment améliorée durant ces dix dernières années.

« Tout au long d’une carrière de joueuse, tes objectifs, ta vision et ton rôle changent et évoluent, » a dit Ayim. « J’ai trouvé que pendant ma carrière, j’ai commencé à avoir un rôle de leader. Ces jours-ci, je pense beaucoup plus souvent aux inquiétudes, aux défis et aux célébrations de l’équipe que lorsque j’avais 24 ans et que je m’apprêtais à participer à mes premiers Jeux olympiques. Aujourd’hui, je fais attention à la façon dont l’équipe joue, à comment l’équipe se sent, et sur ce que je peux faire pour aider mes coéquipières. En fin de compte, je veux que nous jouions bien et je souhaite aussi réaliser les objectifs que nous nous sommes fixées. »

Après une fin de conte de fée avec Ayim soulevant le trophée gagné avec Basket Landes en mai, elle aimerait certainement en soulever un autre à Tokyo. Alors qu’elle et le reste d’Équipe Canada embarquent sur ses derniers Jeux olympiques, elle veut que tous les Canadiens qui vont la regarder de chez eux sachent combien chaque moment qu’elle a passé avec Équipe Canada compte.

« Je veux que tout le monde sache que nous allons faire de notre mieux pour vous représenter, » a dit Ayim. « Nous avons tellement d’amour dans notre cœur et de fierté à porter la feuille d’érable sur notre chandail. Je sais que cette équipe et la façon dont nous jouons, notre style de jeu, vous rendront fier. Et j’espère que ces Jeux apporteront de la joie et du bonheur aux gens regardant à la maison. »

Pour les joueuses et le staff qui seront aux côtés d’Ayim à Tokyo, la joie et le bonheur qu’elle a apportés au cours de ses 12 ans avec le programme senior sont incommensurables tout comme l’impact qu’elle a eu pour aider à faire du Canada la quatrième équipe au monde.

Pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020 et au-delà, Miranda Ayim est Canada Basketball.