Canada basketball

MP Malo inspire la prochaine génération d'officiels sur la route des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

CBOC

/

22/4/2021

La mission de Maripier Malo a toujours été claire : inspirer les autres.

Que ce soit sur un terrain de basketball ou dans une salle de classe, à 37 ans, elle applique sa philosophie dans tout ce qu’elle entreprend.

« Je veux donner de l’énergie et inspirer les autres dans ma vie de tous les jours – c’est ma devise, » a dit Malo.

En ce moment, Malo, connue par ses collègues, ses amis et dans le monde du basketball sous le surnom « MP », a un poste à temps plein d’enseignante en éducation physique au Collège Jean-Eudes et elle est à la fois directrice et entraîneuse-cheffe de leur programme de basketball. Quand elle n’enseigne pas, elle arbitre aux niveaux U SPORTS et CCAA et elle est régulièrement invitée à participer aux compétitions internationales de la FIBA, elle qui fait partie des 15 arbitres au Canada à être licenciés FIBA. Elle cherche toutes les opportunités pour se plonger dans le sport.

« Je suis vraiment passionnée de basketball, » dit-elle. « [Je me souviens] à cinq ans il y avait un panier dans l’allée et je jouais au basket en m’imaginant à la télé – je ne faisais que des fade away. »

Malo a commencé à jouer au basketball de manière compétitive au secondaire. Dans le même temps, elle s’est intéressée à l’arbitrage. Mais entre ses études et son temps passé sur le terrain, elle n’avait pas assez de temps dans son emploi du temps pour poursuivre son intérêt pour l’arbitrage.

« Je jouais tout le temps mais j’avais toujours l’arbitrage dans le coin de ma tête, » a expliqué Malo.

Après le secondaire, elle est partie jouer au niveau CEGEP avec le Collège Montmorency à Laval au Québec. Pendant son passage, elle a aidé Montmorency à remporter deux titres nationaux et a été recrutée par St. Bonaventure University – un programme de basketball de NCAA Division 1 à Allegany à New York.

Après une carrière de joueuse pleine de réussite, Malo a décidé qu’il était temps de poursuivre son rêve de travailler en tant qu’arbitre. Elle a écouté la voix qu’elle avait dans sa tête et s’est inscrite pour sa toute première formation d’arbitre en 2008.

« Je suis allée au cours et j’ai tout de suite aimé l’arbitrage, » a-t-elle expliqué. « Dans le monde de l’arbitrage, j’ai trouvé le même genre de traits qui m’ont poussé à devenir une athlète. »

Elle a passé les trois années suivantes à apprendre l’art de l’arbitrage quand elle était invitée à participer à la Clinique d’arbitrage de la FIBA des Amériques en Amérique du sud en 2011. Cela a tout changé.

« J’étais seulement là pour l’expérience, » a dit Malo. « Après avoir eu cette opportunité, ils ont conseillé à Canada Basketball de me considérer pour une licence FIBA. »

Elle est rapidement passée d’un arbitrage bénévole à représenter le Canada au plus haut niveau. En tant qu’arbitre officiel certifié de la FIBA ces dix dernières années, elle a eu l’opportunité d’arbitrer de nombreuses compétitions FIBA, dont la Coupe du Monde Féminine de Basketball FIBA en 2018, la Coupe du Monde Féminine FIBA de Basketball des U19 en 2019, l’AmeriCup Féminin FIBA 2019, et plus récemment le Tournoi Féminin FIBA de Qualification Olympique en 2020 à Bourges en France.  

« Chaque année maintenant, j’ai l’opportunité de représenter le Canada, » a-t-elle expliqué.

« C’est un tel privilège, et j’en rêve depuis que je suis toute petite – évidemment en tant qu’athlète – mais le fait de pouvoir faire ça en tant qu’arbitre me procure la même sensation. »

« Ça va au-delà de ma personne, ce sont mes mentors, les personnes que je veux inspirer, et les gens qui m’ont aidé. »

Malo se souvient d’avoir été inspirée pour la première fois par sa prof de sport en élémentaire et en secondaire, France St-Louis. Elle était assise émerveillée en regardant St-Louis, une joueuse Olympique de l’équipe nationale de Hockey Canada, sachant qu’elle voulait être un jour comme elle.

« Elle était une des seules femmes dans un monde d’hommes et elle a ouvert tellement de portes, » a dit Malo. « Et je me suis dit, moi aussi je peux le faire, c’est possible. »

Actuellement, seulement 18% des arbitres FIBA sont des femmes, faisant de Malo une des seules femmes au monde à avoir une licence FIBA.

« Je suis très chanceuse qu’il y ait eu des femmes avant moi, ces dernières années, cette dernière décennie, qui ont montré la voix… les portes étaient un peu ouvertes et il ne restait plus qu’à pousser et montrer de quoi j’étais capable. »

Malo, elle aussi, a brisé le plafond de verre pour beaucoup de femmes. En 2020, elle est devenue la première femme à arbitrer une finale du Championnat Masculin National U SPORTS.

Bien qu’elle fût la première fois à avoir accompli cette prouesse, elle ne s’est pas sentie différente. « Pour moi, j’avais ma place ici… Je suis une arbitre, je suis comme tout le monde. Je sais arbitrer, je sais faire mon travail sur le terrain et ce match n’était pas différent des autres. »

Maintenant, Malo va chercher à inspirer lors des Jeux olympiques de Tokyo 2020 cet été. Elle a récemment été sélectionnée dans la liste des trois Canadiens qui ont été nominés pour arbitrer aux Jeux – la seule femme canadienne.

« Je suis très contente et reconnaissante d’avoir été nominée pour les Jeux olympiques de Tokyo, c’est un rêve qui se réalise… Je suis très reconnaissante et je vais travailler dur pour me préparer et tirer profit de cette opportunité incroyable au maximum, » a-t-elle dit.

Quand elle sera là, elle espère inspirer la prochaine génération de femmes à poursuivre leurs rêves.

« J’espère pouvoir être une France St-Louis pour une autre fille ou une autre femme, » dit-elle.  « J’espère pousser les autres à suivre leur cœur, à s’investir dans quelque chose qu’elles aiment, travailler dur avec consistance et résilience, et surtout, montrer que rien n’est impossible. »